Immobilier neuf ou ancien : quelles perspectives pour le marché immobilier en 2026 ?
En synthèse
≈ 945 000 transactions dans l’ancien en 2025 : le marché de l’immobilier ancien se situe dans le top 5 des vingt dernières années, confirmant une reprise solide qui constitue le principal moteur du marché immobilier à l’horizon 2026.
–10 % de ventes dans le neuf en 2025 : l’immobilier neuf poursuit sa contraction par rapport à 2024, traduisant une crise de la demande et de l’offre qui pèsera encore sur les perspectives immobilières de 2026.
Taux de crédit autour de 3,2 % : après un pic proche de 4 %, la normalisation des taux a relancé l’activité dans l’ancien et stabilisé les prix, créant un environnement de financement plus lisible pour les acquéreurs en 2026.
1 programme neuf sur 5 retiré du marché (20 %) : le retrait massif d’opérations faute d’acheteurs annonce une pénurie future de logements, avec un impact structurel sur l’ensemble du marché immobilier à moyen terme.
Décote de –10 à –20 % pour les logements classés F ou G : le DPE devient en 2026 un facteur central de valorisation dans l’immobilier ancien, transformant la performance énergétique en levier clé de négociation et d’arbitrage patrimonial.
Introduction
À l’issue de l’année 2025, le marché immobilier français se caractérise par une dynamique à deux vitesses. D’un côté, l’immobilier ancien a retrouvé un niveau d’activité élevé. De l’autre, l’immobilier neuf continue de traverser une zone de turbulences structurelles. Dans ce contexte, quelles perspectives immobilières se dessinent pour 2026, et comment comprendre les différences clés entre immobilier neuf et ancien pour orienter un projet d’achat ou d’investissement ?
1. Marché immobilier en 2025 : deux trajectoires distinctes
1.1. L’immobilier ancien : une reprise tangible et structurée
Après une phase de correction marquée, le marché de l’immobilier ancien a connu en 2025 une reprise significative. Les volumes de transactions ont atteint entre 940 000 et 945 000 ventes, positionnant l’année parmi les cinq meilleures des vingt dernières années.
Cette performance s’explique par plusieurs facteurs convergents :
- un rééquilibrage des prix,
- une stabilisation des taux d’intérêt autour de 3,2 %,
- et un retour progressif de la confiance des acquéreurs.
Pour 2026, les professionnels évoquent un climat « enthousiaste mais mesuré ». Le constat est clair : le marché immobilier ancien est reparti, mais reste sensible aux équilibres macroéconomiques.
1.2. L’immobilier neuf : un secteur toujours sous pression
À l’inverse, l’immobilier neuf n’a pas bénéficié de la même dynamique. L’année 2025 a été marquée par une baisse d’environ 10 % des ventes, prolongeant une tendance négative amorcée dès 2024.
Cette situation s’explique notamment par :
- la raréfaction des investisseurs particuliers,
- la fin des dispositifs fiscaux incitatifs,
- et une réduction continue de l’offre de logements neufs.
Malgré ces difficultés, les promoteurs abordent 2026 avec un état d’esprit combatif, misant sur la qualité des projets et sur une clarification attendue du cadre du bailleur privé.
2. Immobilier neuf vs ancien : le match des indicateurs clés
Des volumes et des rythmes opposés
- Immobilier ancien : forte reprise des transactions, délais de vente autour de 97 jours, considérés comme un retour à la normale.
- Immobilier neuf : retrait d’environ 20 % des opérations commercialisées, faute d’acheteurs, ce qui alimente un risque de pénurie future.
Des logiques de prix différentes
Dans l’ancien, la baisse des prix a permis d’absorber la hausse passée des taux. Une légère reprise (+1,4 % fin 2025) traduit une stabilisation progressive.
Dans le neuf, la pression ne porte pas uniquement sur les prix, mais sur la capacité même à produire des logements, dans un contexte de coûts élevés et de demande bridée.
Un enjeu systémique pour le marché immobilier
Le retrait massif de programmes neufs prépare un déséquilibre structurel. Comme le rappelle l’analyse sectorielle, le logement neuf d’aujourd’hui constitue le parc ancien de demain. Une crise durable de la construction pourrait donc pénaliser l’ensemble du marché immobilier à moyen terme.
3. Quelles tendances structurantes pour 2026 ?
3.1. Immobilier ancien : la performance énergétique devient centrale
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) s’impose désormais comme un critère déterminant de valorisation.
En 2025, son impact a été clairement mesuré :
- –5 à –10 % sur le prix pour un logement classé E,
- –10 à –20 % pour un bien classé F ou G.
Pour 2026, cette tendance s’accentue. Le DPE devient un levier de négociation majeur, mais aussi un outil de projection budgétaire pour intégrer les coûts de rénovation énergétique dans le projet immobilier.
3.2. Immobilier neuf : qualité environnementale et projet de vie
Malgré un contexte commercial difficile, l’immobilier neuf se distingue par des fondamentaux solides.
Les projets immobiliers neufs privilégient :
- la transformation de l’existant (« ville sur la ville »),
- la renaturation des sols et la création d’espaces verts,
- des constructions bas carbone, utilisant des matériaux innovants.
La quasi-totalité des logements neufs affiche une classification DPE A ou B, garantissant des charges énergétiques maîtrisées et une forte résilience patrimoniale. De plus, les promoteurs conçoivent désormais de véritables projets de vie, intégrant confort d’été, luminosité, espaces partagés et qualité d’usage.
4. Perspectives immobilières 2026 : comment arbitrer entre neuf et ancien ?
Il n’existe pas de réponse universelle.
- L’immobilier ancien offre en 2026 un marché actif, un stock important et des opportunités de négociation, notamment sur les biens à rénover.
- L’immobilier neuf garantit une sécurité technique, une performance énergétique optimale et une vision patrimoniale de long terme, malgré une offre contrainte.
Comme le souligne Charles Marinakis, l’achat d’une résidence principale reste avant tout un choix de vie. La question centrale n’est pas uniquement le timing du marché immobilier, mais l’adéquation entre le projet personnel, la capacité financière et l’horizon de détention.
À retenir
En 2026, le marché immobilier français devrait confirmer une reprise sélective. L’immobilier ancien apparaît comme le moteur immédiat de l’activité, tandis que l’immobilier neuf incarne un investissement de qualité, plus rare mais structurellement durable. Grâce à l’analyse des données, des indicateurs énergétiques et des dynamiques d’offre, acquéreurs et professionnels disposent d’une vision plus lisible pour arbitrer. Le bon choix immobilier en 2026 sera celui qui alignera projet de vie, performance patrimoniale et capacité d’anticipation.
À LIRE AUSSI
Figaro Immoneuf vous accompagne dans votre lancement de programme avec son nouveau pack ! Premier temps fort...
Sur le salon RENT, Figaro Immo Pro et Golden Bees ont animé un atelier sur la programmatique...